Notre travail


Le Divico s’apparente aux soins intensifs des violences conjugales.

Lorsqu’une situation critique est communiquée par un professionnel.le et que la cellule de concertation est activée, la situation est mise sous monitoring le temps de ce passage critique. L’intervention des services ne change pas, mais les délais sont réduits et la communication entre les services est facilité. Les partenaires travaillent en interdisciplinarité afin de partager leurs expertises sur l’analyse de la situation et les mesures à prendre pour assurer la sécurité des personnes. Les mesures sont prises de manière concertée et coordonnée à travers un plan d’action.

Divico
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En pratique
 
La prise de contact
Tout·e professionnel·le qui se sent inquièt·e à propos d’une situation de violences dans le couple qui lui semble critique, où des informations relevant de la dangerosité sont présentes, peut faire appel au dispositif. Il·elle contacte la coordination par téléphone ou par e-mail en présentant la situation de manière anonyme. La coordination va se centrer sur tout ce qui relève de la sécurité des personnes en posant des questions ciblées.
 
L’évaluation de la criticité
A travers ces questions ciblées, la coordination évalue la criticité de la situation, c’est-à-dire, la probabilité d’occurrence d’un évènement dangereux pour l’intégrité des personnes.
Pour cette évaluation, la coordination s’appuie sur l’outil Evivico, qui a été développé par le Pôle des ressources spécialisées en violences conjugales, et qui propose une grille d’analyse intersectorielle.
 
La concertation
Si la criticité est confirmée par la coordination, elle propose à l’intervenant·e d’organiser une cellule de concertation où sont invitées des personnes expertes dans les violences dans le couple et/ou qui font partie des intervenant·es déjà présent·es autour de la situation. Cette cellule de concertation peut se tenir exclusivement entre professionnel·les du secteur Psycho-Médico-Social ou convier la Justice (le Parquet et la Maison de Justice) et la Police, en fonction du niveau de criticité et de la judiciarisation de la situation.
L’intervenant·e ayant contacté la coordination reste la personne décideuse tout au long du processus. Elle agit en obtenant l’accord de la victime ou de l’auteur·e.
Lors de la concertation, uniquement les informations liées à la sécurité des personnes sont partagées et un plan d’action coordonné, concerté et planifié dans le calendrier est co-construit entre les intervenant·es pour assurer un filet de sécurité autour de la victime, de ses proches et/ou de l’auteur·e.
 
Suite à la concertation, la coordination est en contact régulier avec les différent·es intervenant·es  pour se tenir informée de la tenue du plan d’action et pour réévaluer la criticité de la situation. D’autres cellules de concertation peuvent se tenir au besoin. Lorsque la situation n’est plus considérée comme critique, elle reste prise en charge par le réseau spécialisé et les intervenant·es peuvent refaire appel au DIViCo si de nouveaux éléments inquiétants apparaissent.

Pour comprendre les balises de DIViCo, notamment autour du secret professionnel :


Divico

Pour déterminer si une situation de violences dans le couple est critique et identifier la probabilité d’apparition d’un évènement grave,
nous nous sommes dotés d’un outil d’évaluation, Evivico.